Et revoilou Tarantino pour le second volet de sa saga pleine de kung-fu et de baston ! D’entrée de jeu, on ne peut pas dire que l’attente était à son paroxysme, tant le premier film avait clairement tracé son parcours : la vengeance de l’héroïne contre ceux qui l’ont trahi, ça donnait nettement la cartographie du film, un sentiment que le réalisateur accentuait d’ailleurs en découpant son film en chapitres. Donc y’avait-il de la place pour la surprise dans ce Kill Bill – Volume 2 ?
jeudi 20 décembre 2012
Kill Bill - Volume 2
Et revoilou Tarantino pour le second volet de sa saga pleine de kung-fu et de baston ! D’entrée de jeu, on ne peut pas dire que l’attente était à son paroxysme, tant le premier film avait clairement tracé son parcours : la vengeance de l’héroïne contre ceux qui l’ont trahi, ça donnait nettement la cartographie du film, un sentiment que le réalisateur accentuait d’ailleurs en découpant son film en chapitres. Donc y’avait-il de la place pour la surprise dans ce Kill Bill – Volume 2 ?
mardi 18 décembre 2012
Love Actually
Bon OK, ça va probablement faire grincer les dents de quelques-uns, mais le Strapontin va s’octroyer un petit détour par la comédie romantique. Vous savez, ce genre de film qu’on étiquette « films de nanas » et que les mecs fuient généralement comme la peste. Pourquoi être sectaire, dans le fond ? Comme dans tous les genres, il y a du bon et du mauvais, et il se trouve que ce Love Actually est plutôt une bonne surprise.
Film choral qui se balade parmi
les destinées d’une poignée de personnages, Love Actually a au moins le mérite de l’exubérance. Ce ne sont pas loin
d’une dizaine d’histoires que le film brasse allègrement et avec une habileté
certaine. Richard Curtis, le réalisateur, est loin d’être un novice, puisqu’il possède
un sacré palmarès en tant que scénariste : Quatre Mariages et un Enterrement, Bridget Jones, Coup de Foudre à Notting Hill… Excusez du peu !
Bien entendu, comme souvent dans
ce genre de film, les différentes histoires individuelles sont plutôt inégales,
et il est clair que Love Actually
aurait probablement gagné à en élaguer certaines. Mais Richard Curtis est un
malin, et son casting top moumoute fait des merveilles. Du coup, même si les
intrigues sont parfois un peu neu-neu ou bancales, les acteurs rattrapent le
coup, aidés il faut bien le dire par des dialogues aux petits oignons et un
vrai sens de la comédie. Ca reste tout du long d’une classe très british, sans
se vautrer dans les effets faciles ou le comique de bas étage. Du coup, Love Actually dépeint de jolis portraits : Emma Thompson en épouse délaissée, Laura Linney qui essaie de se reconstruire avec la charge de son frère handicapé, Liam Neeson en veuf digne qui aide son jeune fils à conquérir la fille de ses rêves, Bill Nighy en rockstar ringarde sur le retour... C’est mignon sans être gnan-gnan, romantique sans tomber dans l’émotion facile, et qui plus est, la bande-son cartonne bien, avec un choix de chansons plutôt inspiré. Il n’y a guère que le numéro de Rowan Atkinson, en rupture de Mister Bean, qui fasse un peu tache avec son humour pas franchement light.
vendredi 14 décembre 2012
Kill Bill - Volume 1
Film de Quentin Tarantino (2001), avec Uma Thurman, Lucy Liu, Daryl Hannah, Vivica A. Fox, Julie Louise Dreyfus, etc...
Quentin Tarantino, voilà quelqu’un qui a le mérite de ne pas faire l’unanimité. Loué par les uns, conspué par les autres, le cinéaste divise. Un peu comme si on lui jalousait cette habileté à faire un cinéma malgré tout jouissif à partir d’une culture essentiellement basée sur des nanars ou des films d’exploitation. Tarantino cinéaste parle à toute cette franche de cinéphiles qui a assidument fréquenté les salles de quartier pour des westerns spaghetti ou des films de kung-fu. Tout de suite, ça limite un peu le créneau.
Au Strapontin, je le dis tout net, on n’est pas trop client des films de kung-fu, du cinéma bis et des nanars de série Z. C’est donc avec un œil assez critique que nous nous sommes plongés dans les deux volumes de ce Kill Bill. Et il faut avouer que le résultat est plutôt réussi, tout simplement parce que Tarantino reste malgré tout un fichu réalisateur. Passons sur la structure narrative chamboulée, un peu héritée de Pulp Fiction, le film surprend par l’aisance de sa mise en scène, et la façon décontractée avec laquelle le réalisateur gère le contenu de sa saga.
Partant de là, le résultat est plus ou moins heureux, avec de beaux moments, mais aussi d’autres plus faibles. On appréciera le clin d’œil évident à De Palma avec la séquence de l’hôpital, réalisée en split screen, mais on retrouve également son influence dans plusieurs cadrages à la verticale. Le film n’a pas non plus peur de mélanger les styles, passant du manga à des ambiances plus oniriques au risque de la cohérence. Les choix musicaux sont aussi très audacieux, avec des morceaux à l’opposé les uns des autres, qui forment pourtant un patchwork surprenant, où Bernard Herrmann cohabite avec Nancy Sinatra.samedi 8 décembre 2012
Les Emotifs Anonymes
jeudi 6 décembre 2012
La Petite Boutique des Horreurs
(Little Shop of Horrors)
Film de Frank Oz (1985), avec Rick Moranis, Eileen Greene, Vincent Gardenia, Steve Martin, Bill Murray, etc...
A Hollywood, c’est connu, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, et l’une des modes les pluis singulières des années 80 a consisté à adapter pour Broadway des films qui n’avaient a priori rien à voir avec la comédie musicale. Le petit nanar de Roger Corman s’est donc retrouvé catapulté fissa sur les planches et, surprise, le succès a été au rendez-vous. Il ne faut donc pas longtemps au monde du cinéma pour s’intéresser au sujet et développer un projet de film dans la foulée. David Geffen, alors producteur de disques, envisage d’y associer Spielberg ou Scorcese. Ce sera finalement Frank Oz qui s’y collera.Sur le disque officiel, paru il y a quelques années, on trouvait une mini-rétrospective sur le film (avec des images de tournage), un bêtisier, des bande-annonces, et une piste musicale isolée. Le blu-ray reprend grosso modo le même contenu, moins la piste isolée, et rajoute un petit documentaire sur la fin rejetée. Un supplément très intéressant, qui donne notamment la parole à Richard Conway et où il explique comment il a plutôt mal vécu le fait de voir des mois de travail passer injustement à la trappe. L'ensemble des bonus est proposé avec sous-titrage français. Enfin, il est possible, grâce au seamless branching, de choisir quelle version on veut visionner, la version cinéma ou bien la Director’s Cut, le montage initial voulu par le réalisateur. Un must, donc, disponible pour l’instant en Import américain uniquement, mais (ouf !) lisible sur n'importe quelle platine française.












































